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Vérifier la source ou tracer les contenus multimédia devient indispensable pour lutter contre la propagande, les fausses informations et le piratage. En insérant des marqueurs invisibles ou en calculant une signature unique, plusieurs technologies peuvent assurer cette traçabilité.
En parallèle, les contrefacteurs disposent désormais de moyens techniques et scientifiques poussés, et mettent en place des dispositifs destinés à supprimer toute trace de leur implication. Cela passe par des attaques ciblées sur les technologies de traçage, ou par des collusions impliquant plusieurs sources qui sont mélangées.
Le traçage de traitres a justement pour objectif de retrouver la ou les source(s) d’un document à partir de l’observation d’une fuite. Des progrès ont été faits ces 10 dernières années grâce à la notion de traçabilité faible et aux codes probabilistes. Néanmoins, leur longueur et le temps de décodage rendent leur application compliquée dans un contexte à large échelle. L’une des pistes d’amélioration est de reprendre les techniques mises en œuvre en communications numériques pour gérer la détection multi-utilisateurs (codage correcteur d’erreur, étalement, par exemple).
L’objet de ce sujet de thèse est d’explorer de nouvelles pistes pour le traçage de traitre, avec l’objectif d’une mise en œuvre concrète dans des solutions anti-piratage. En plus du laboratoire Confiance & Sécurité – dont l’une des thématiques est la lutte contre la fraude numérique – la thèse sera co-encadrée par les spécialistes des communications numériques du laboratoire Connectivité Avancée et les chercheurs du département MEE de l’IMT Atlantique.

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